La situation politique dans la Tunisie post révolution est prometteuse mais encore instable. Les gouvernement intérimaire ainsi que le secteur privé ont besoin d’informations, de débat et de mieux comprendre le scénario futur de paramètres politiques et économiques.
Particulièrement intéressants étaient les débats après la présentation du Ministre du Développement Régional; M. Abderrazak Zouari ((photo), qui a décrit le manque de structures gouvernementales décentralisées régionales et d'action. Il a demandé à l'UE – représenté pendant les deux jours par son embassador Adrianus Koetsenruijter - de donner à la Tunisie le soutien que la Grèce, le Portugal et d'autres pays européens avait reçue. Il a été réfuté par le directeur régional de la Banque de Développement africaine en Tunisie, Jacob Kolster, d’y voir que l'intégration dans un premier pas devrait être cherchée par les pays du Maghreb.
Les autres ont suggéré une plus grande ouverture de l'économie du pays et la décentralisation, tant en termes économiques aussi bien que politiques.
Le débat a porté sur les occasions manquées dans le passé et a montré en conclusion, que le chemin n'est pas clair et bien défini, que le gouvernement attend toujours le soutien des sources externes, et n'est pas encore prêt à démarrer l'agenda interne de la libéralisation de l'économie avec tous ses conséquences.


